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Le Font Vert pour le Climat est une association mise sur pied en 2010 lors de la Conférence de Cancun sur le climat. C’est un système financier sous l’égide de L’ONU (Organisation des Nations Unies) dont la vocation est d’accompagner les pays en voie de développement qui mettent en place des politiques de lutte contre le réchauffement climatique, à travers un soutien d’ordre financier des pays plus développés.
Le FVC regroupe plusieurs membres constitués des pays développés et des pays en voie de développement. Ces derniers sont élus pour une durée de 3 ans. Son siège se trouve en Corée du Sud, plus précisément à Incheon. De ce fait, à la tête du Fond Vert pour Climat, on retrouve deux représentants élus ; l’un provenant d’un pays en voie de développement et l’autre d’un pays développé. Ainsi, pendant un an, les deux élus dirigent ensemble l’organisation.
Historique du Fonds Vert pour le Climat
En décembre de l’année 2009 à Copenhague, plusieurs Etats se mettaient ensemble pour créer le « Fonds climatique vert de Copenhague ». Lequel fonds avait pour but d’apporter son soutien à plusieurs projets, en l’occurrence ceux destinés à réduire les émissions de gaz à effet de serre, à limiter les déforestations et aussi toutes les mesures visant à s’adapter aux conséquences du réchauffement climatique.
De ce fait, l’une des premières décisions prises après la création stipulait que les pays en voie de développement sont prioritairement les bénéficiaires de ces fonds. Ces pays étant considérés sur la scène internationale comme les plus fragiles. Par ailleurs, le grand objectif sur lequel les membres de l’association ont accordé leurs violons, c’était de réunir 100 milliards de dollars. Ce qui servirait à répondre à la forte demande de financement en provenance des pays en voie de développement. Ainsi, pour lancer les activités du Fonds, ses pays membres ont réussi à mobiliser entre 2012 et 2020, près de 30 milliards de dollars (Fast Start Funding).
C’est lors de la Conférence de Cancun en 2010 sur le climat, la 16e conférence des parties signataires de la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique (COP16), que le projet prendra véritablement forme. Presque de façon unanime, les membres ont adopté un texte qui met en place tout un ensemble de procédés et de mécanismes financiers servant à la lutte contre le réchauffement climatique. Une fois que tout s’est mis en place, le Fonds a officiellement pris le nom de « Fonds Verts pour le Climat ». Toutefois, il faut noter ici que le processus s’est fait suivant deux grandes phases.
La première phase : de 2011 à 2019
2011, marque l’année officielle de lancement du Fonds vert pour le climat pendant la Conférence de Durban sur les changements climatiques (COP17). A la suite de plusieurs propositions et discussions, le choix du siège de l’association a été fait par le Conseil de la CCNUCC sur Corée du Sud dans sa ville d’Incheon, le 20 octobre 2012. Les chefs d’Etas approuvèrent cette décision lors de leur rencontre en décembre 2012 à Doha.
A partir de là, le Fonds Vert a œuvré à soutenir près de 111 programmes dans de 100 pays. Cependant, cette association a connu de grosses difficultés. En effet, 2017, Donald Trump arrive à la tête des Etats Unis et décide de retirer son pays de l’organisation. Ceci étant, sur les 3 milliards de dollars de participation attendus, les Etats Unis n’ont donné qu’1 milliard de dollars. Ce qui a eu pour effet de faire stagner le Fonds à 7,2 milliards de dollars. Toutefois, en 2019, l’organisation décida de surmonter ses difficultés en prenant une série de décisions avec l’accord de tous ses membres restants.
La seconde phase : de 2020 à 2023
Une fois les Etats Unis partis de l’organisation, 25 pays donateurs du Fonds Vert pour le Climat se retrouvent à Paris en 2019. L’objectif principal était de reconstituer le Fonds Vert dans la période comprise en 2020 et 2023. De plus, il fallait à tout prix réunir 09 à 10 milliards de dollars. Ainsi fixé, 1,5 milliard de dollars étaient attendus de France lors du G7 de Biarritz.
Bien entendu, il a fallu que cette organisation comble le vide laissé par les Etats Unis. C’est la raison pour laquelle les Etats donateurs ont décidé de mobiliser près de 9,0 milliards de dollars. Dans la même optique, parmi ces Etats, 3 ont dû doubler leurs apports financiers par rapport à la précédente phase. Ensuite, la majorité des donateurs ont revu leur contribution à la hausse. C’est alors que le Japon s’est positionné comme le premier donateur avec une somme de 03 milliards de dollars depuis 2019. Ainsi, le Fonds Vert pour le Climat octroie plusieurs types de financements, notamment les prêts, les subventions, les capitaux propres et les garanties.
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